Misophonie, comprendre la haine du son

Misophonie, comprendre la haine du son

La misophonie, littéralement appelée « haine du son », est un trouble psychologique qui peut se développer vers l’âge de 10 ans et qui est susceptible de s’aggraver au fil des années. Au début, cela commence par l’aversion pour les bruits de mastication. D’autres sons viennent s’ajouter à ces derniers en cas d’absence de traitement immédiat. Plus de détails dans cet article.

Les sons désagréables pour les misophones

Il n’y a pas plus insupportable que les bruits de bouche pour les personnes qui souffrent de la misophonie. Ces sons peuvent être liés au léchage, à la succion et à la mastication. La déglutition et les raclements de gorge fait aussi partie de la liste. Il en va de même pour les sons émis par les personnes mangeant une banane ou des chips, ou croquant une pomme.

À cette liste viennent s’ajouter d’autres éléments : les reniflements, la respiration sifflante ou bruyante, les bruits des glaçons dans un verre, les tapotements sur le clavier et les cliquetis sur la souris d’un ordinateur. Il y a aussi les sons des aiguilles de l’horloge, les bruits de certaines machines (perceuse, à laver, etc.), le crissement de la craie, le craquement des articulations, les bruits de pas du voisin, le contact des couverts et le claquement des dents.

À noter que la haine des sons peut s’accompagner d’une autre variante, la misokinésie. C’est un trouble causé par la haine de mouvements corporels. Il se peut que certains misophones ne supportent pas voir une personne taper son pied ou bouger ses jambes.

Manifestation de la haine du son

La haine du son se manifeste différemment. Elle varie en fait d’un misophone à un autre. Cependant, il existe certains symptômes communs, entre autres la colère, la réaction phobique et les tensions physiques. Le patient peut être également victime d’une crise d’angoisse.

Aussi, si les misophones s’exposent fréquemment ou durablement à des sons qui leur sont insupportables, ils ressentiront une importante fatigue. Les patients vont également se culpabiliser à cause de ce qui leur arrive, car ils n’arrivent pas à comprendre leurs propres réactions ni leurs ressentis. Ils pourront même exprimer de la colère à l’encontre de ceux qui émettent les sons qui les dérangent.

Enfin, certains misophones tombent progressivement dans un état dépressif. Ils ont aussi tendance à s’isoler pour se mettre à l’abri des sons déclencheurs. Sachez que la plupart des patients sont envahis par un sentiment d’incompréhension.

Haine du son : un trouble psychiatrique et un dysfonctionnement neurologique

Les études sur la misophonie restent encore très peu. C’est seulement vers l’année 2013 qu’un groupe de psychiatres d’Amsterdam la définit comme un « trouble psychiatrique léger ».

Ensuite, les travaux menés par l’université de Newcastle, en Angleterre, ont pu déterminer la présence de l’activité cérébrale anormale chez les misophones. Ce dysfonctionnement neurologique apparait quand ces derniers entendent les bruits qui leur sont insupportables. Plus précisément, cela se passe au niveau du cortex insulaire antérieur. C’est une zone qui régule les réactions face à des situations stimulantes. Les personnes normales sont capables de bien gérer ces dernières, contrairement aux misophones qui ignorent tout stimulus. Pour obtenir plus d’informations sur la misophonie, rendez-vous sur Benfeel.com.

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