Comment savoir si votre PC a été infecté ?

Comment savoir si votre PC a été infecté ?

Vous ne trouvez pas que votre ordinateur a grise mine en ce moment. Pour un peu, on l’affublerait d’un cache-nez. Mais pourquoi fait-il cette tête ? Allez on peut tout confier à son maître. C’est le disque dur qui déborde ? Le microprocesseur qui s’emmêlent les électrons ? Le clavier qui est las d’être continuellement frappé ?

Ne cherchez plus. Votre charmant PC a fait l’objet d’une attaque par virus. Il en va dans le cybermonde comme dans le monde réel : ce serait un Paradis, s’il ne fallait compter avec ce facteur  à risque qu’est l’humain. Les humains feraient n’importe quoi pour se rendre intéressants. Certains apprennent à cuisiner le gratin de poireau aux clous de girofle. D’autres traversent sur un fil l’abîme qui sépare le Ganja-Pitchu du Kalam-Chanus. D’autres encore, dorment dans des cercueils pendant le jour pour mieux s’envoler pendant la nuit et planter leurs dents dans le cou des jeunes filles. Que l’on ne s’étonne donc pas que des représentants de cette espèce aient inventé les virus informatiques.

Les virus sont des logiciels qui modifient le comportement des autres logiciels. Qui dans les phrases, inversent des mots. Qui suppriment des bouts de ? ? ?. Qui ajoutent des mots des mots des mots. Qui kweizmebd gonio zarb les caractères afin qu’on ne puisse plus lire. Les virus les plus dangereux vont jusqu’à eff…………………………………….FFFF FFFF ! ! !

En clair, les virus sont la terreur du cybernaute. Il faut impérativement apprendre à les reconnaître, puis appliquer la thérapie ad hoc.

Les facteurs qui montrent qu’un virus a infecté l’un de vos logiciels.

• Votre traitement de texte crie « A poil ! » chaque fois que vous allez à la ligne.

• Votre logiciel de gestion de compte bancaire affiche un solde créditeur.

• Dans le quartier des lumières rouges de Duke Nukem, les aliens vous lancent un large sourire, et refusent de vous mitrailler.

• Dans votre CD-ROM X, les filles ont l’air intelligentes.

• Chaque fois que vous effacez un fichier, il pousse un cri de douleur.

• Le schtroumpf bricoleur s’est glissé au milieu de la foule, dans votre CD-ROM sur les croisades.

• Vous recevez continuellement des Emails de Joe Bingo.

• Chaque fois que vous quittez Windows, ce logiciel demande si vous désirez interrompre le formatage  du disque dur.

• Lorsque vous cliquez sur le casque du protozoaire gélatineux, il ne se passe rien.

• Les échantillons musicaux que vous avez téléchargés sur le Web de Prodigy contiennent des chansons des Spice Girls.

• Votre organiseur affiche comme date du jour : 11 Thermidor, 1791.

• Sur le Web de la Maison Blanche, vous êtes accueilli par Hillary Clinton qui vous appelle par votre prénom et semble connaître des détails troublants de votre vie.

• Windows s’affiche avec des caractères noirs, dans des fenêtres noires, le tout sur un fond noir.

• Sur le Web de Musique Classique, Beethoven porte une barbe de deux jours.

• Dans Mortal Kombat, les lutteurs vaincus se transforment en pamplemousses montés sur échasses.

• Les véhicules spaciaux de Demoniac Velocity ressemblent à des poussettes et se déplacent millimètre par millimètre sur un fond musical de bal des catherinettes.

• L’horloge de Windows est bloquée sur l’heure de la récré.

N’accusez pas à la légère les virus. Ils ne sont pas forcément coupables. Voici des exemples de situations dans lesquelles, il est raisonnable de penser qu’ils n’y sont pour rien.

• Au moment où vous lancez l’impression d’un document, une coupure d’électricité généralisée bloque la cage d’ascenseur entre deux étages.

• Vous introduisez une disquette dans le lecteur. Quand vous la ressortez, elle semble avoir été broyée par un squale.

• Des poissons rouges évoluent tranquillement à l’écran, même quand celui-ci est éteint.

• Vous jouez à une simulation de football et l’équipe adverse vient de marquer un but.

• Il y a de la moutarde sur le clavier.

• La connexion à Internet est impossible.

• Le réfrigérateur est vide.

• Vous avez confondu le Tamagotchi du petit avec un suppositoire.

• Windows affiche un message incompréhensible disant en substance qu’il rend son tablier.

• Il faut plusieurs minutes pour charger la version Macintosh de Word.

Si tant est que vous avez repéré un authentique virus, il faut sans plus attendre vous procurer le remède : un anti-virus. Celui-ci va scruter le disque dur, repérer l’intrus et engager un combat au corps à corps dont il sortira le plus souvent vainqueur. L’anti-virus en profite pour désormais monter la garde et surveiller les allées et venues.

Dans le meilleur des cas, tout redevient normal. 

Dans le pire des cas, le virus contamine l’anti-virus et continue alors d’opérer ni vu ni connu, mélangeant les chiffres de la comptabilité, inversant les pages des livres, barbouillant de rouge les lèvres du général Von Spark, obligeant votre Lamborghini à rouler en sens inverse sur le circuit d’Indianapolis, adressant des messages persifleurs à vos amis… 

Il faut alors dénicher un anti-virus plus malin, capable de repérer les virus logés au sein d’un anti-virus bénet. Jusqu’au moment où un virus encore plus futé parvient à duper le gardien des lieux. 

Tôt ou tard, un anti-virus supérieurement finaud reprend l’enquête de façon discrète, allant jusqu’à se faire passer pour un virus pour endormir la suspicion de l’intrus – quitte à effacer une dizaine de fichiers pour faire illusion. Il s’ensuit des parties de cache-cache, des courses poursuites, embuscades, déguisements, coups en traîtres, dénonciations… 

Un jour, vous allumez votre ordinateur et vous découvrez l’essentiel du travail du microprocesseur est accaparé par les luttes intestines que se livrent virus et anti-virus. Et comme il ne reste plus qu’un seul logiciel qui parvienne à s’exécuter, le bon vieux Tetris, vous pouvez toujours passer une annonce afin de l’échanger contre une Game Boy.

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